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05/03/2009

Garennoises, Garennois, ne vous inquietez pas, il y aura bien (un jour) une médiathèque à La Garenne-Colombes ! (Source : Le Buzz)

Dans le bâtiment rien n'est jamais simple, c'est Numerobis qui le dit.

Dans le cas de notre médiathèque, c'est encore moins simple que d'habitude. Je vous résume : la médiathèque devait être posée à l'angle de la rue de Chateaudun et de la place de la Liberté, vous savez, là où il y avait le restaurant portugais. La mairie avait bien fait les choses et acheté l'immeuble. Mais cela n'a pas pu se faire. Une servitude mal étudiée ou un truc du genre et badaboum, projet à l'eau.

Pas si grave, la mairie a acquis le terrain d'angle juste en face. Du coup, l'immeuble précédement acheté un peu pour rien est devenu le bureau de la police municipale. Cela tombait bien, elle pouvait ainsi avoir un oeil (douze) sur la jolie voiture du maire, garée juste à côté. A ce prix là, il ne faudrait pas qu'on nous l'abime...

Malheureusement, tout le monde avait oublié que depuis un bon nombre d'années, lorsque que l'on construit un immeuble d'habitation ou de bureau ou un édifice public en centre-ville il fallait obligatoirement prévoir des places de stationnement en suffisance et en sous-sol.

Patatrac, voilà qu'un juge du tribunal administratif de Versailles à cause de ce malencontreux oubli décide fin janvier de suspendre les travaux.

Pas de place de stationnement, pas de médiathèque. Zuuuuuttt !

C'est bête parce c'était bien marqué dans notre PLU (Plan d'Urbanisme Local), un document tout ce qu'il y a de plus officiel que la mairie a pourtant rédigé elle-même. Pas de bol, quand même.

Qu'à cela ne tienne, la municipalité, affirmant qu'un permis de construire modificatif et qu'une jurisprudence de derrière les fagots (du conseil d'Etat pour être précis) devrait permettre la continuation des travaux, a donc continué le chantier sans attendre le jugement sur le fond du premier permis de construire.

En fait personne ne sait au juste ce qu'il faut vraiment faire, il n'y avait pas de juge autour de la table du conseil municipal quand il en a été discuté. Les uns, le maire et les conseillers de la majorité estiment qu'il est possible de continuer. Les autres, les conseillers d'opposition pensent que le chantier devrait être suspendu comme le demande le juge. Bref, nous, Garennois sommes donc suspendus à l'avis d'un vrai juge. En général, on en trouve facilement dans un tribunal, cela devrait s'arranger.

Enfin, pour couronner le tout, hier soir encore, pas de bol, le conseil municipal a du aussi consentir une petite rallonge budgétaire qui n'était pas prévue non plus. Mais nous aurons, je vous en informe, de beaux pare-soleil en verre à la place des bien tristounets en inox ou aluminium qui étaient prévus. On va y gagner en esthétique, c'est sûr. Même si on est déjà passé de trois milions et des poussières d'euros à plus de cinq, cela va être drôlement beau !

Voilà les dernières nouvelles dont je pouvais vous parler suite au conseil municipal d'hier. Un conseil somme toute assez ordinaire sans grande décision de prise. Juste des problèmes avec la médiathèque, la routine, quoi ! Si non, je crois qu'ils ont parlé aussi d'orientation budgétaire mais pas vraiment dans le détail. On en saura plus dans une quinzaine.

Par contre, on sait malheureusement que dans le bâtiment il y a parfois aussi quelques différences entre la maquette et le résultat final. J'espère cependant que, malgré toutes les péripéties auxquelles nous sommes confrontés la médiathèque ne ressemblera pas à cela :

Source : Le Buzz

04/03/2009

Médiathèque Garenne-Colombes - Approbation du Conseil Municipal du 10/02/09 (CM du 04/03/09)

JOURNAL OFFICIEL DE LA GARENNE- COLOMBES NUMÉRO 69 - Séance du 4 mars 2009

Approbation du procès-verbal de la séance du Conseil du 10 février 2009. 

M. le Maire
Avez-vous, sur le procès-verbal du 10 février, des remarques particulières ?

Monsieur Macé, bonsoir. Je vous en prie.

M. Macé
Monsieur le Maire, mes chers collègues, bonsoir. 

Suite au Conseil Municipal du 10 février dernier, dont vous nous demandez d'approuver le compte rendu, je me suis, dès le lendemain, adressé par mail à M. Hervo et au directeur général des services pour leur demander un certain nombre de documents. Trois semaines après, même un peu plus, je constate que ces documents ne m'ont pas été adressés.

Je vous demande de m'indiquer les raisons pour lesquelles ces documents, qui d'ailleurs ont été cités lors du Conseil Municipal du 10 février, ne m' ont pas été communiqués.

M. le Maire
Monsieur Macé, je regarderai dès demain matin si les documents en question sont communicables. Je m'assurerai moi-même qu'ils vous seront adressés.

M. Macé
M. Hervo peut-il confirmer qu'il a bien reçu mon mail, ainsi que M. Lieberherr ? 

M. Hervo
Absolument.

M. le Maire
M. Hervo vient de vous le confirmer. 

M. Macé
Je vous remercie. 

M. Hervo
Je peux vous confirmer que je m'occupe de la réponse à votre demande. 

M. le Maire C'est formidable !
Y a-t-il d'autres remarques sur le procès-verbal ? Monsieur Conway, bonsoir.

M. Conway
Bonsoir, Monsieur le Maire.

Je tiens à dénoncer la manière de procéder dans le cadre d'un litige opposant des riverains à la Ville.

On retrouve ici le même rapport de force que celui que j'avais déjà signalé dans le cadre de rachats de biens préemptés aux Champs-Philippe.

Lors du dernier Conseil Municipal, ce rapport de force a atteint un summum : l'accusation publique d'une famille garennoise qui se trouve être à l'origine d'une action en justice contre la Ville. Vous n'avez pas hésité à jeter en pâture aux conseillers municipaux un extrait de correspondance censé prouver que les motivations de cette famille étaient excessives et malhonnêtes.

Mais nous étions dans l' incapacité de juger du bien-fondé de ces accusations, puisque nous n'avions pas eu connaissance de l'ensemble du dossier. Comme le disait Christophe Macé, à ce jour, nous n'avons pas reçu la correspondance échangée, malgré une demande faite dès le lendemain du Conseil du 10 février.

En revanche, la lettre adressée par la famille Dubois à chacun d'entre nous apporte de nombreux éléments troublants. Il semble ainsi qu'après l'échec de la médiation entre la Ville et la famille Dubois, la municipalité n'a pas hésité à user de l'intimidation ; je fais référence au courrier du 15 décembre 2008, cité par M. Dubois, dont je souhaiterais avoir une copie, et signé de votre main, Monsieur Juvin, dans lequel vous écrivez : « je vous informe que je sollicite mes services pour réfléchir à l'extension du projet de Médiathèque sur les parcelles voisines ».

Ces procédés et ces pressions exercées à l'égard de personnes vulnérables, ne serait-ce que du fait de leur âge, relèvent de l'abus de pouvoir et sont particulièrement indignes.

Je demande donc à l' avenir, dans ce type de situation, que la mairie s' engage à respecter une certaine éthique vis-à-vis de ceux de nos concitoyens qui pourraient s'estimer lésés par un projet municipal.

Je demande que la Ville s'engage à donner tout leur sens aux procédures obligatoires, l' enquête publique par exemple, en prenant réellement en compte les préoccupations exprimées par les habitants, notamment lors de la mise en réserve foncière d'une parcelle.

Je demande également - je l'avais déjà demandé - la création d'une commission plurielle chargée d'étudier toutes les situations de désaccord liées aux projets d'urbanisme et de proposer une solution ou une compensation équitable sur la base de critères objectifs.

En deuxième point, je tiens à dénoncer la manière dont se comporte la Ville dans la menée du chantier de la Médiathèque.

Reprenons l'historique :

- 15 juin : dépôt d'un recours contre le permis de construire ;

- décembre : malgré cela, démarrage des travaux. Au passage, aucune information, ni en commission, ni en Conseil ;

- 22 janvier : décision du tribunal administratif de suspendre les travaux ; malgré cela, poursuite des travaux ;

- 2 février : réception de la notification du jugement ; malgré cela, poursuite des travaux ;

- 6 février : ordre de service pour mise en sécurité du chantier, 5 jours, disiez-vous ; les travaux continuent de la même manière qu'auparavant ; ce n' est pas de la mise en sécurité, des bétonneuses continuaient à livrer du béton ;

- 10 février : vote en Conseil Municipal d'une solution aberrante ;

- 11 février : délivrance expresse d' un permis modificatif sans recourir au tribunal administratif, reprise officielle des travaux qui, de fait, n'auront pas été suspendus.

Aujourd'hui, la Ville s'appuie sur un permis modificatif pour s'affranchir de la décision d'un tribunal administratif. À moins d'être dans une République bananière, un permis modificatif ne permet pas à la Ville d' être juge et partie en s' affranchissant d' un aval du tribunal administratif. En l' occurrence, la décision de suspendre les travaux en attendant le jugement sur le fond n'est-elle toujours pas applicable ?

D' ailleurs, vous le savez, puisque dans le rapport remis au Conseil Municipal du 10 février, vous avez fait voter en même temps un nouveau permis, en sus du permis modificatif, la première procédure étant jugée risquée.

Vous nous entraînez dans une fuite en avant qui risque de coûter cher aux Garennois si des aménagements étaient nécessaires.

Tout à l' heure, je vous poserai des questions sur l' avancement du chantier et sur le montant des travaux effectués, particulièrement depuis le 22 janvier.

Enfin, nous tenons à dénoncer l'absence de considération que vous avez eue vis-à-vis du tribunal administratif et du Conseil Municipal.

En ce qui concerne le tribunal administratif, en dehors des points que je viens de développer, rappelons que vous contrevenez aux dispositions du Plan Local d'Urbanisme élaboré il y a moins de trois ans.

En ce qui concerne le Conseil Municipal, cela s'est traduit, certes, par une absence d'information déjà soulignée, mais aussi par la désinformation ; un ordre de service pour la mise en sécurité du chantier, balivernes ! Durée de mise en sécurité : cinq jours, alors que tout était prêt pour soi-disant légaliser la poursuite des travaux avec la délivrance expresse du permis de construire modificatif dès le lendemain ; vous saviez déjà ce qu' il en était.

N'est-ce pas vous qui disiez lors de la séance du 26 novembre 2007, à propos du chantier au 34, rue Sartoris : « Tant que nous ne serons pas totalement d'équerre en matière réglementaire, il n 'y aura pas de chantier qui redémarrera ; tant pis, c 'est comme cela et la loi sera appliquée à La Garenne-Colombes » ?

Je vous remercie.

M. le Maire
Merci, Monsieur Conway.

Nous étions sur le point de l'ordre du jour consacré à l'approbation du procès-verbal. Je vais remarquer deux points.

Premièrement, vous prétendez ouvertement ne pas avoir accès au dossier. Or, tout le monde a pu remarquer que vous aviez un accès très précis à ce dossier, au contraire.

Deuxièmement, si la Ville a continué les travaux, c' est en vertu d' un permis de construire modificatif et d' une jurisprudence récente du Conseil d'État par laquelle un permis de construire modificatif qui répond à une décision de justice d'arrêt des travaux permet de ne pas interrompre ceux-ci.

De toute façon, vous n' etes pas juriste, Monsieur Conway, je ne le suis pas non plus, un juge décidera qui de vous ou de moi a raison...

M. Conway
Tout à fait.

M. le Maire
Nous pourrons en reparler d' une manière plus docte, moins définitive, moins moralisatrice comme vous le faites chaque fois. (M. Macé demande la parole.)

Non, Monsieur Macé, vous avez déjà pris la parole sur ce point, nous allons passer au vote.
Qui est contre ? Quatre voix. Qui s'abstient ? Une abstention. Qui est pour ? Adopté à la majorité.

30 voix pour :   M. JUVIN, Mme LABROUSSE, M. HERVO, Mme ROUSSILLDN, M. PERREE, Mme MARGARIA, M. HOUTART, Mme JUVIN-MARLEIX, M. DE BOUTRAY, Mme RAIMBAULT, MM. DUBOIS, CHAILLET, Mme MANGEARD, M. DRANSART, Mme VAUSSOUE, MM. BUTET, POUILLY, Mme LIORET, M. PINTA, Mmes de BELLABRE, THIMEL, VINGERING, FOMMARTY, GAILLABAUD, M. CITERNE, Mme KALFON, MM. GRAUX, BALLIN, BARRAQUAND, Mlle HABERAH.

4 voix contre :  M. BILLARD, Mme BAVCEVIC, M. MACE, Mlle NATUREL.

1 abstention :   M. CONWAY.

Médiathèque Garenne-Colombes - Marché négocié travaux de menuiseries extérieures (CM du 04/03/09)

JOURNAL OFFICIEL DE LA GARENNE- COLOMBES NUMÉRO 69 - Séance du 4 mars 2009

3 - 3 Marché négocié - Construction d'une médiathèque - 20-22 rue de Chateaudun - Attribution des lots 5A "travaux de menuiserie extérieure, brise-soleil en verre" 5B "métallerie", 5C "stores"

M. le Maire
Il s'agit du lot 5A « travaux de menuiseries extérieures, brise-soleil en verre » essentiellement, ainsi que des lots 5B et 5C pour la Médiathèque.

Monsieur Hervo ? 

M. Hervo
Il s'agit de l'achèvement de la passation des marchés de travaux de la Médiathèque pour le lot 5 désormais célèbre, puisqu'il a connu un certain nombre de vicissitudes dont nous avons eu à débattre au cours de différents Conseils Municipaux.

Après plusieurs relances de consultation et déroulement d'une procédure négociée, finalement, la commission d'appel d'offres est arrivée à constater que les lots n° 5A, 5B et 5C, qui sont la décomposition du lot 5, c'est-à-dire la façade, la serrurerie et les stores, pouvaient être attribués à trois entreprises pour les montants qui figurent sur le rapport que vous avez sous les yeux.

Cette commission d'appel d'offres qui s'est réunie il y a quelques jours - je n'ai plus la date en tête - a malheureusement constaté que nous étions encore en dépassement sur le budget prévu, mais qu'il semblait impossible d'aller plus loin et d'améliorer le score.

Nous nous en sommes entretenus lors de cette commission, notamment avec M. Billard ; effectivement, nous aurions tous mieux aimé y arriver, mais, malheureusement, en dépit des efforts que je dois souligner ici en public des services techniques qui ont beaucoup travaillé, qui se sont beaucoup dépensés avec l' architecte pour obtenir les négociations les plus intéressantes sur le montant de ce lot, nous sommes encore en dépassement.

Finalement, nous vous proposons d'autoriser M. le Maire à signer ces marchés, conformément aux préconisations de la commission d' appel d' offres.

M. le Maire

Merci, Monsieur Hervo.

Des remarques particulières, sur les brise-soleil essentiellement ? Monsieur Macé ?

M. Macé
Je crains fort qu'après mon intervention, M. Hervo s'énerve, mais j'assume ce que je vais dire sur ce dossier.

Je crois que ce que vous nous présentez ce soir n' est pas la phase finale de ce dossier ; on est en cours de travaux, on l' a évoqué. Nous verrons bien le montant définitif des travaux ; il faut l'arrêter ce soir.

Je dois dire que ce dossier, depuis qu' il est mené par la Ville, et on s' en est déjà exprimé là-dessus, n' a pas cessé de poser des problèmes.

Je rappellerai que, d'abord, le terrain d'assiette prévu n'a pas été celui qui est aujourd'hui mis en place et que la Ville a donc déjà dépensé pour des acquisitions foncières qui, d'ailleurs, ont permis de justifier le dépôt du permis modificatif et du nouveau permis de construire en utilisant le garage municipal qui était l'ancien garage Gable*, où la Médiathèque devait être implantée et que, malheureusement, vous n' avez pas réussi, sur ce premier projet, à convaincre une propriétaire qui avait une servitude sur la propriété qui fait l'angle rue de Châteaudun à céder cette servitude à la Ville. Cela a été votre première erreur sur ce dossier qui a impliqué, évidemment, de changer le terrain d'assiette de la Médiathèque et d'être obligé d'acheter un autre bâtiment, le pavillon qui appartenait, de mémoire, à des personnes d' origine italienne. Ce premier surcoût financier est important, étant donné que les deux autres terrains ont été achetés par la Ville.

Après, vous nous avez indiqué que suite au jury, il était préférable de prendre le deuxième projet au lieu du premier projet qui avait obtenu l' accord des membres du jury pour le motif suivant, ce qui d' ailleurs, aujourd'hui, est un peu, si je puis utiliser cette expression, « rigolo » de constater que le motif de prendre ce projet était une meilleure maîtrise des coûts financiers.

Nous vous avons suivis et avons cru que ce projet allait mieux maîtriser les coûts financiers. Faudrait-il penser aujourd' hui que cela a été une erreur ? En effet, nous constatons que nous sommes passés d'un budget prévisionnel de travaux de 3,7 millions à 5,2 millions et qu' en cours du précédent mandat ou au début de ce mandat-ci, vous avez été obligés de rajouter une enveloppe financière pour financier ce premier dépassement de crédits.

Vous avez eu d'ailleurs, Monsieur Hervo, l' honnêteté de dire que vous n'êtes pas satisfait - je vous comprends très bien -, et nous non plus d' ailleurs, du résultat global de cet appel d' offres, parce qu' aujourd' hui, nous sommes, il faut le rappeler, par rapport à l'enveloppe initiale qui était de 3,7 millions, à un dépassement de 35 % que de travaux et je n'ajoute pas tout le reste qui suit c'est-à-dire les acquisitions foncières, le coût certainement de la rémunération de l' architecte en plus, qui se fait financer sur le montant total des travaux, si je ne m' abuse, et qui touchera, vu l' augmentation du coût des travaux, un pourcentage d'honoraires plus important.

Ce dossier, si je puis dire, n' a pas été totalement bien mené ; c' est un euphémisme de dire cela.

Dernière erreur, si je puis dire, c'est ce que nous avons déjà dit depuis la séance du 10 février : le dépôt du permis de construire ; nous en sommes aujourd'hui, avec une famille que vous avez publiquement accusée, Monsieur Hervo, en ne citant qu'une phrase d'une lettre qui en contenait certainement plus... Vous avez d'ailleurs, j'estime, jeté le discrédit sur cette famille, ce qui n'est pas bien, des habitants de La Garenne-Colombes depuis très longtemps, originaires de notre ville, bien implantés, qui défendent leurs biens. Est-ce surprenant et condamnable aujourd'hui de défendre son bien ? Je ne sais pas. Je pense que c'est tout à fait normal dans le cadre, tout simplement, des lois de notre pays. Comme on l' a dit, vous êtes particulièrement attentif aux lois de notre pays, Monsieur Juvin, et vous avez raison.

Vous nous l' avez rappelé dans une opération qui concerne une opération de construction inachevée à ce jour, qui continue à être inachevée depuis quelques années : les fameux lofts, où vous aviez estimé que nous ne pouvions pas... que le promoteur plutôt ne pouvait pas ne pas appliquer les règlements d'urbanisme, à juste titre d'ailleurs.

M. le Maire
J' ai eu peur.

M. Macé
Nous sommes dans une situation où, aujourd'hui, il y a une décision de justice. J'aimerais d'ailleurs que vous nous indiquiez de quelle manière vous avez estimé ce que vous nous avez dit, c' est-à-dire pouvant ne pas l'appliquer, quelles études juridiques vous ont été données pour dire : « on peut continuer, en ayant déposé un permis de construire rectificatif, un nouveau permis de construire » ; je suppose que vous vous êtes fait aider d'avocats pour prendre cette décision.

(M. Hervo et M. le Maire nient.)

Il serait intéressant que vous nous communiquiez ces études qui ont abouti à ce que vous nous avez dit, c'est-à-dire la possibilité ouverte par la Ville de continuer ces travaux.

L'objet initial est la réalisation d'une Médiathèque. Je rappellerai qu'elle est utile pour la ville, elle est indispensable. Aujourd'hui, en revanche, ce que vous nous proposez et tout l'historique de ce dossier est pour le moins très interrogatif.

Vous pensez bien que dans ces conditions, nous n'approuverons pas cette délibération, non pas sur les appels d'offres passés, Monsieur Hervo, je vous rassure, j'imagine que tout est correct et n'ose pas penser que ce n'est pas le cas, mais sur une question de fond d'une absence de maîtrise du budget de cette opération, d'une absence de maîtrise de l'opération proprement dite, qui aboutit, pour les finances de la Ville, et il est normal que nous y soyons tous très attentifs, à, pour l'instant, une ardoise - excusez-moi d' utiliser cette expression - qui commence à être de plus en plus salée.

M. le Maire
Merci.

Monsieur Conway, vous vouliez la parole ?

M. Conway
Je ne reviendrai pas sur ce qu'a dit M. Macé, m'étant exprimé en début de séance.

Je voulais juste demander, dans l' avancement du chantier, aujourd' hui, quel montant est effectivement dû aux entreprises de gros œuvre ?

M. le Maire
Merci.

Comme il s' agit d' une question précise, nous vous répondrons. Je vais répondre à M. Macé...

M. Conway
Par ailleurs...

M. le Maire
Pardon... Allez-y !

M. Conway
D'une part, d'habitude, vous mettez la phrase que ce sera inscrit au plan pluriannuel d'investissement. D' autre part, il n' y a pas le nouveau total qui a été amené comme précision par Christophe Macé.

Je souhaite que quand il y a un rapport sur un appel d'offres, on ait ces deux mentions, de telle manière à avoir l'information avant le Conseil Municipal.

M. le Maire
Il vous suffit de faire une addition en prenant le précédent Conseil, Monsieur Conway ; vous le savez.

M. Conway
Non, je ne le savais pas.

M. le Maire
Et bien voilà. Très bien, comme cela, je vous ai appris le principe utile de l' addition. Je veux répondre à M. Macé sur deux points précis et sur une question d' ordre général.

Je crois, Monsieur Macé, que vous ne pouvez pas faire ce que vous faites, à savoir jeter un trouble dans l'assemblée en suggérant, chaque fois en flirtant avec des paroles qui pourraient vous être reprochées et donc en ne les utilisant pas, en disant, en laissant entendre que l' exécutif communal aurait une attitude contraire, comme vous dites, aux lois de notre pays. Vous ne pouvez pas dire une chose aussi infamante que celle-ci, tout simplement parce que c' est faux et tout simplement parce que vous n'êtes pas juge, Monsieur Macé.

Il y a aujourd'hui une discussion sur une question de droit des sols. Cette question est pendante devant le tribunal. Je vous ai dit sur quel article nous nous basions : un arrêt du Conseil d'État qui justifie que nous puissions continuer les travaux.

Vous n' êtes pas juriste, je ne le suis pas, nous prenons des conseils chez les gens qui savent et qui nous conseillent.

Mais faire de cet outil un outil moralisateur, je trouve cela indigne, tout simplement indigne, parce que vous n' êtes pas meilleur consubstantiellement qu' un autre ici, nous sommes des gens de bonne volonté, désireux de faire fonctionner le système, de faire en sorte que La Garenne-Colombes ait sa Médiathèque et que cette Médiathèque aboutisse.

Je veux, pour la petite histoire, rappeler que la Médiathèque est construite sur deux parcelles ; la troisième parcelle appartient à la famille dont vous avez parlé. Cette famille n'a en aucune manière - je ne sais pas quel mot vous avez utilisé pour dire qu'elle avait été maltraitée dans cette assemblée - été maltraitée dans cette assemblée ; en aucune manière, quiconque ici n' a été maltraité dans cette assemblée. Mais à force de répéter urbi et orbi ce que vous avez dit, vous laissez à croire que c'était le cas.

La troisième parcelle en question était inscrite au PLU et pouvait faire l'objet d'une construction de la Médiathèque sur sa surface. C'est justement parce que je m'estime, en tant que Maire, redevable vis-à-vis des uns et des autres, que nous avons tout fait, et ce n' était pas simple, pour que, justement, la Médiathèque ne soit pas construite sur cette parcelle, alors que le PLU, la loi, nous autorisait à procéder à une expropriation pour acquérir, par voie de jugement éventuellement, la parcelle qui, aujourd'hui, fait l'objet d' une discussion.

Je trouve un peu incroyable, alors que nous nous sommes démenés pour que la Médiathèque ne soit construite que sur deux parcelles et pas sur la troisième parcelle qui fait l'objet de l'occupation par la famille dont vous avez parlé, alors que nous avons fait cet effort, alors que la loi nous permettait de l'acquérir, y compris par voie d'expropriation, qu'aujourd'hui, on nous accuse de mauvaise manière à l' égard de ceux qui habitent sur cette parcelle. Il y a quelque chose d' incroyable qui fait que, de temps en temps, je me demande si j'ai fait le bon choix ; je continue à penser que oui, parce que, vraiment, j'ai ancré en moi cette idée qu'il faut le moins possible aller à l'expropriation, dans toute opération que ce soit. D'ailleurs, depuis que je suis Maire, je n'ai jamais procédé à une expropriation, jamais, alors que la loi en la matière me le permettait.

On aurait construit plus rapidement, probablement moins cher, plus facilement techniquement, la Médiathèque sur nos trois parcelles. Pour faire en sorte que l'on trouve un arrangement qui aille aux uns et aux autres, pour ne pas bousculer la vie de deux personnes que j'estime et qui habitent sur la troisième parcelle, aujourd'hui, je me vois reprocher les conséquences de cet acte ?

Je crois que quelqu'un d'un peu plus faible que moi en aurait tiré des conséquences autrement plus définitives.

Je crois que nous avons bien fait ; si c' était à refaire, je le referais, mais je trouve un peu gros qu' on en vienne finalement à nous en reprocher les conséquences.

Sur les deux points précis, Monsieur Macé, je vous invite à lire vos dossiers avant de parler doctement de dossiers techniques.

Les honoraires de l'architecte, et je parle sous le contrôle de Jean-Pierre Hervo, sont fixés au niveau l'APD. C'est marqué dans le dossier, alors la prochaine fois, étudiez vos dossiers avant de raconter que les honoraires de l' architecte montent au prorata de l' augmentation des travaux ! On ne peut pas venir donner des cours de morale publique et de gestion ici quand on ne connaît pas ses dossiers techniques.

Par ailleurs, là aussi, lisez votre dossier, relisez la séance du Conseil Municipal, on a justifié le n° 2 et non le n° 1 dans le choix, ce projet et pas celui qui avait été classé 1, je l' ai dit ici, je suis persuadé que vous vous en souvenez et cela avait développé ici par Jean­Pierre Hervo en particulier, pour des raisons de sécurité. Le premier projet, à titre personnel, me plaisait beaucoup. Il était magnifique, mais l'escalier était ingérable en matière de sécurité incendie. C'est pourquoi nous ne l'avons pas choisi.

Je veux bien recevoir toutes les leçons de morale du monde, mais je veux les recevoir de personnes qui, elles-mêmes, connaissent techniquement leur dossier et ne biaisent pas avec la réalité des choses.

Enfin, sur cette affaire, une instance devant le tribunal administratif est en cours ; « dura lex, sed lex » ; on appliquera la loi, si elle est dure, à notre égard, bien entendu ; si la loi nous donne raison, je m'en féliciterai et j'espère que tout le monde ici s'en félicitera.

Je pense que la publicité faite autour de cette affaire, si le tribunal nous donne raison, continuera à être faite par les mêmes voies par ceux qui, aujourd'hui, prétendent tous les maux qui nous sont aujourd'hui reprochés.

Enfin, j' ai appris, parce qu' évidemment, c' est tellement plus loyal de ne pas écrire au Maire, alors que c'est le principal intéressé, mais à tout le Conseil Municipal - je suis le seul ici à ne pas avoir reçu de lettre, ainsi que Jean-Pierre Hervo ; c' est quand même curieux - qu'une plainte aurait été déposée contre moi ; c'est formidable ! J'aurais aimé, éventuellement, être au courant.

Je vous annonce, si c'est le cas, parce qu'il y a l'effet d'annonce, la médiatisation de la justice, la manipulation de la justice, qui est un mal terrible, que je saurai tirer toutes les conséquences, à titre public et personnel, des décisions qui seront prises par le juge, y compris si le juge me donne raison, parce qu'il est un peu facile d'utiliser le juge comme un outil politique. Je suis très respectueux de la justice et n'admets pas qu'on l'utilise à des fins médiatiques. Je me pose la question, de temps en temps, de savoir si ce n'est pas un peu le cas dans cette affaire, mais on verra.

En tout cas, sur le fond du problème, je vous rappelle qu' on aurait dû construire la médiathèque sur les trois parcelles, je n' ai pas voulu exproprier une famille et aujourd' hui, on vient nous en reprocher les conséquences.

C'est intéressant, je trouve, et d'une moralité exemplaire !

(M. Macé demande la parole.)

On a suffisamment parlé sur cette affaire, je ne vous redonne pas la parole, Monsieur Macé.

M. Macé
Votre attitude n' est pas correcte.

M. le Maire
Il y a une instance pendante.

M. Macé
Vous m' avez accusé.

M. le Maire
Monsieur Macé, je ne vous ai accusé de rien du tout !

M. Macé
De déloyauté !

M. le Maire
Oui, de déloyauté.

Allez-y !

M. Macé
Je rappellerai que nous pouvons avoir un sentiment par rapport à la tenue du dernier Conseil Municipal, que cela vous déplaise ou non. 

M. le Maire
Le sentiment, vous pouvez l'avoir ; c'est l'expression que vous avez qui n'est pas normale.

M. Macé
Ce sentiment est d' ailleurs partagé par la famille Dubois dont vous avez eu connaissance, certainement, du courrier.

M. le Maire
Oui, mais je ne l' ai pas reçu.

M. Macé
Non, mais j'imagine que vos élus de la majorité vous ont fait une copie ou vous ont donné l'exemplaire qu'ils ont eu en possession de ce courrier.

M. le Maire
Heureusement !

M. Macé
Vous êtes donc bien au courant que la famille Dubois considère que votre attitude, ainsi que celle de M. Hervo... Je vais reprendre l'expression, ce sera plus simple : « Ces propos laissaient entendre que notre action avait pour unique but un enrichissement de notre part au détriment de la collectivité. Ces accusations gratuites et infondées, tenues en public par MM. Philippe Juvin et Jean-Pierre Hervo, s'appuyant sur une présentation tronquée et altérée de la réalité, m'ont profondément affecté et je trouve déplacé que des élus qui ont eu ma confiance et pour lesquels je me suis engagé lors des cantonales de 2004 puissent se permettre de jeter la suspicion et le discrédit sur ma famille ». Voici ce que la famille Dubois a ressenti. Dont acte. À un moment donné, il faut aussi en tenir compte.

M. le Maire
Monsieur Macé, j' en tiens compte.

Simplement, j'exprime que vous, Monsieur Macé, qui dites ne pas être au courant de l'affaire d'ailleurs - c'est assez intéressant -, ne pas avoir suffisamment les éléments pour pouvoir juger.

M. Conway
Moi aussi

M. le Maire
D' une certaine manière, ou vous les avez et dans ce cas, cessez de nous dire que vous ne les avez pas, ou vous ne les avez pas et cessez d'avoir des visions définitives sur le sujet. Soi-disant vous n'êtes pas au courant et, en même temps, vous vous exprimez comme si vous en saviez beaucoup plus que nous tous ici.

Allez-y, je vous en prie !

M. Macé
Vous en savez certainement beaucoup plus que moi, parce que j'imagine que le dossier qui concerne la Médiathèque et vos relations avec la famille Dubois doit contenir un certain nombre de courriers dont nous avons demandé à M. Hervo d' avoir copie ; je n' ai pas ces courriers.

M. le Maire
Vous y faites allusion d'une manière tellement précise que je subodore que peut-être vous les avez. 

M. Macé
Je ne fais pas allusion, j'ai repris vos propos de la dernière séance, tout simplement. 

M. le Maire
Bien sûr...

M. Macé
En ce qui concerne maintenant ce que vous nous dites par rapport aux motifs du choix du deuxième lauréat au lieu du premier, je reprends tout simplement ce que vous avez dit lors de la séance du 3 mai 2007 dans le compte rendu intégral : « Quels sont les défauts, me semble-t-il, du projet qui n 'a pas été retenu ? Premier défaut, c 'est un problème de coût ». Vous avez mis en avant, au niveau de ce projet, que le premier défaut est le coût ; ce n' est pas un autre défaut. 

M. le Maire
À cause de problèmes de sécurité.

M. Macé
Vous avez cité un certain nombre d'autres problèmes, mais le premier que vous avez mis en avant est un problème de coût. C'est votre présentation, ce n'est pas la mienne ; assumez ce que vous avez dit par rapport au Conseil Municipal ! 

M. le Maire
Monsieur Macé, vous n' avez pas étudié le dossier. Ce sont des problèmes de coût parce que les éléments de sécurité demandés étaient exorbitants ; c' était cela la réalité.

M. Macé
C'est vrai, mais il est vrai aussi qu'on arrive à 35 % de plus aujourd'hui. 

M. le Maire
Je ne peux pas croire que vous ne vous souveniez pas de ce débat ; Jean-Pierre Hervo avait fait un sujet suffisamment long pour nous expliquer toutes les questions de sécurité que posait ce bâtiment. De toute façon, ce n' est pas le bâtiment construit, donc le problème est réglé.

Mes chers amis, nous allons passer au vote sur ce plan. La question est de savoir si vous voulez adopter les trois lots qui vous ont été présentés par Jean-Pierre Hervo, dont le lot brise-soleil ; je vous rappelle que nous avons demandé des brise-soleil - c'est une des raisons du surcoût -, après discussion, en verre, alors qu' initialement, les brise-soleil étaient en aluminium.

La demande qui avait été faite lors de discussions que nous avions eues ici voulait que nous ayons des brise-soleil en verre, ce qui explique une partie importante du surcoût. Sachez-le tout de même.

Nous allons passer au vote.

Qui est contre ? Cinq voix. Qui s'abstient ? Qui est pour ? Adopté à la majorité.

30 voix pour :   M. JUVIN, Mme LABROUSSE, M. HERVO, Mme ROUSSILLON, M. PERREE, Mme MARGARIA, M. HOUTART, Mme JUVIN-MARLEIX, M. DE BOUTRAY, Mme RAIMBAULT, MM. DUBOIS, CHAILLET, Mme MANGEARD, M. DRANSART, Mme VAUSSOUE, MM. BUTET, POUILLY, Mme LIORET, M. PINTA, Mmes de BELLABRE, THIMEL, VINGERING,FOMMARTY, GAILLABAUD, M. CITERNE, Mme KALFON, MM. GRAUX, BALLIN, BARRAQUAND, Mlle HABERAH

5 voix contre :  M. BILLARD, Mme BAVCEVIC, M. MACE, Mlle NATUREL, M. CONWAY

11/02/2009

La médiathèque sur une voie de garage (Source : Echo Garennois)

Par ordonnance en date du 22 janvier 2009, le Tribunal administratif de Versailles a décidé la fin des travaux de la médiathèque située rue de Châteaudun

en attendant que le juge se prononce sur le fonds du dossier. C’est une mesure conservatoire qui a été prise.

En effet, le juge a considéré que la ville n’avait pas respecté un article du plan local d’urbanisme (PLU) qui prévoit que toute construction d‘équipements publics doit être accompagnée de places de stationnements. Pour la nouvelle médiathèque, la Ville dans le dossier du permis de construire n’en a prévu aucune.

On peut légitimement s’interroger sur les conditions d’instruction de ce dossier de la part des élus municipaux de la majorité et d’avoir voulu passer ce permis de construire en méconnaissant les règles d’urbanisme.

Source : L'écho Garennois

10/02/2009

Propos tenus en public par le Maire et de son adjoint au sujet des riverains (CM du 10/02/2009)

JOURNAL OFFICIEL DE LA GARENNE- COLOMBES NUMÉRO 68 - Séance du 10 Février 2009

M. Conway
... comme vous étonnant que je sois particulièrement au courant. Je suis particulièrement concerné par tout ce qui touche à des Garennois, effectivement.

M. le Maire
Absolument. Ètes-vous concerné par le fait que...

Je crois que des négociations ont eu lieu, Monsieur Hervo ? Je parle sous votre contrôle.

Et la partie adverse a envisagé de retirer son recours contre un certain nombre de conditions. Rappelez-moi, Monsieur Hervo ?

M. Hervo
Absolument. 

M. le Maire
Pour que chacun sache la pureté de la demande des uns et des autres. 

M. Hervo
Je note que M. Conway semble se réjouir de ce que la Ville, dans cette affaire, soit l'objet d'une sorte de chantage et que, donc, les intérêts des Garennois et des contribuables garennois soient entre les mains de gens dont les intentions ne sont certainement pas aussi avouables qu'elles peuvent en avoir l'air.

Je lirai, dans un abondant échange de courriers, de mails, ayant précédé l'instance en référé de la famille Dubois, je ne lirai qu'une phrase qui me paraît caractéristique. Je la trouve.

M. le Maire
Non, vous la cherchez !

M. Hervo
Non, je ne la cherche pas, non, mais je l'ai trouvée.

La famille Dubois, par l'intermédiaire de son médiateur, écrivait... nous a écrit : « Afin de pouvoir clore amiablement ce dossier - ce dossier du recours puisque nous étions à l'époque au recours au fond -, je pense qu 'il serait équitable, compte tenu des pertes et nuisances subies par la famille Dubois, que la Mairie s'engage formellement - la Mairie, on ne sait pas qui c'est ! Le Maire, sans doute ! - à donner son accord et appui total à la levée du PLU et qu 'en outre, un bien immobilier, terrain ou autre, soit cédé à titre gratuit à la famille Dubois. »

Je laisse chacun penser ce qu'il veut de cette demande.

M. le Maire
Bien, je crois que chacun a compris. Les villes sont souvent l'objet de recours contre les permis de construire. Les villes et d'autres d'ailleurs ! Et souvent, dans la discussion, une fois qu'on a creusé un peu la pureté des intentions, on s'aperçoit que, derrière, on demande... comment dit-on     des biens immobiliers ?

M. Hervo
Ou autre ! 

M. le Maire
Ou autre ! Chacun appréciera à sa juste valeur le « ou autre » ! Monsieur Macé ?

Médiathèque Garenne-Colombes - Autorisation de dépot d'un PC Modificatif et d'un nouveau PC (CM du 10/02/09)

JOURNAL OFFICIEL DE LA GARENNE- COLOMBES NUMÉRO 68 - Séance du 10 février 2009 (Telecharger en PDF)

2.1 -      Autorisation de dépôt de permis modificatif au permis de construire de la médiathèque délivré le 16 avril 2008.

2.2 -      Autorisation de dépôt d'un nouveau permis de construire pour les travaux de réalisation de la médiathèque sise 20/22 rue de Châteaudun.

M. le Maire
Mes chers collègues, vous savez qu'une médiathèque est en cours de construction depuis le mois d'août 2008 suite à la délivrance d'un PC du 16 avril 2008. Les consorts Dubois, qui sont voisins du terrain d'assiette de l'équipement, ont déposé devant le Tribunal Administratif de Versailles un recours ainsi qu'une demande de sursis à exécution à rencontre dudit permis.

L'affaire n'a pas encore été jugée au fond, mais il se trouve qu'en jugement d'urgence, par ordonnance reçue le 2 février 2009, le Tribunal Administratif de Versailles, en pointant l'absence dans le dossier de places de stationnement dans l'opération même, a suspendu l'exécution de cet arrêté.

Ce que je vous propose, mes chers collègues, après avoir souligné qu'il y avait de grandes facilités d'accès pour les piétons dans le secteur situé à proximité de la future construction, qu'il y avait un projet - dont on a largement parlé ici - de construction à terme, certes à terme, de parking souterrain, que la Ville est bien desservie par des transports en commun que nous citons, la problématique du stationnement semble pouvoir être atteignable. 

Pour répondre aux besoins spécifiques de l'équipement et pour répondre aux interrogations, la Ville souhaite déposer des pièces modifiant le permis de construire, qui avait été déposé il y a un peu moins d'un an - en avril 2008, je crois -, et il est prévu 50 places courantes qui sont réparties entre :

- 25 places, dont 2 adaptées aux personnes à mobilité réduite, en face, dans le garage municipal ;

- 5 places, Avenue Foch, sur une parcelle viabilisée à cet effet ;

- et 20 places qui sont désormais libres sur le parking de l'Hôtel de Ville, depuis que la police nationale a quitté ce site, ainsi que la Trésorerie.

Voilà, mes chers collègues, je vous demande également... Comme le recours étant - devant le Tribunal - pendant, par définition, il existe une incertitude juridique, puisque le Tribunal ne s'est pas réuni et le juge administratif pourrait exiger la délivrance d'un nouveau permis. Dans cette hypothèse extraordinaire, je vous demanderais, après m'avoir autorisé à déposer un PC modificatif sur la base de ce que je viens d'exprimer, de m'autoriser à déposer un nouveau PC, en tant que de besoin mais si, par extraordinaire, le juge nous y conduisait.

Voilà, mes chers collègues. Y a-t-ildes questions particulières ? Monsieur Macé, je vous en prie ?

M. Macé
Je vais tout d'abord intervenir sur la forme, ce soir, de ce dossier qui, on peut le supposer, a conditionné la réunion de ce Conseil Municipal, qui était donc bien imprévu.

Jusqu'à maintenant, nous avons soutenu la réalisation d'une médiathèque sur notre ville. Et, en élus responsables que nous sommes, nous avons toujours approuvé les différentes délibérations que vous nous avez proposées jusqu'à maintenant, même si nous avons discuté à plusieurs reprises de ce dossier, et même si nous avons osé, Monsieur le Maire, poser quelques questions sur un certain nombre de points.

Je constate ce soir que vous nous traitez, sur ce dossier-là, et je souhaite le dire comme je le pense, avec beaucoup de mépris. Jusqu'à maintenant, nous n'avons jamais été tenus informés qu'un recours avait été déposé. Ni en Commission Municipale, vous ne nous avez évoqué la difficulté que vous rencontriez par rapport à des riverains - si je ne m'abuse, donc, les consorts Dubois -, ni en Commission Municipale, vous ne nous en avez parlé, encore moins à des moments où nous nous voyons régulièrement, vous ne nous avez évoqué en aparté ces difficultés rencontrées.

Je m'étonne de cette pratique, étant donné que, jusqu'à maintenant, j'estime que nous avons approuvé ce projet d'une manière sans équivoque et j'estime qu'en retour nous devrions avoir les informations nécessaires. Vous n'avez pas tenu compte, a priori, de cette façon de faire. Je le déplore parce que je crois que, sur ce type de dossier sur lequel nous nous sommes jusqu'à maintenant retrouvés, il n'y avait pas de raison de nous cacher quoi que ce soit.

Maintenant, ce dossier, comme vous le savez, mes chers collègues, a été difficile à monter. Il a fait l'objet de premières acquisitions, sur lequel, Monsieur le Maire, vous vous souvenez, nous nous étions interrogés et sur lequel d'ailleurs vous vous étiez rendu compte à un moment donné que vous aviez une impossibilité de réaliser le projet. Vous aviez changé de côté de rue, si je puis dire, voyant que, de l'autre côté, ce n'était pas possible à cause d'une servitude qu'a priori vous n'aviez pas décelée, ce qui était déjà dommage vu les sommes financières engagées par l'acquisition de deux propriétés, qui a d'ailleurs nécessité une acquisition d'un fonds de commerce par rapport... pour ceux qui siégeaient à l'époque au Conseil Municipal, par rapport au garage Gable.

Très bien. On a, si je puis dire, tenu compte de vos arguments et du fait que vous avez proposé une autre localisation - nous l'avons approuvée - qui nécessitait évidemment d'autres acquisitions foncières et donc d'autres dépenses.

Ensuite, vous avez, en termes de jury, été jusqu'au bout d'une logique de mise en concurrence, qui me paraît tout à fait normale. Et, en final, deux projets ont été, j'allais dire, plébiscités, dont un plus que l'autre. Et, en final, ce n'est pas celui-là qui a été primé !

Vous nous aviez expliqué les raisons pour lesquelles il était préférable de prendre celui avec lequel aujourd'hui la Ville est en contrat, tout en sachant que, pareillement, les éléments que vous nous aviez invoqués, en particulier sur le coût financier, étaient discutables parce que, quand on regarde l'appel d'offres aujourd'hui, on se rend compte que les sommes supplémentaires par rapport à cet appel d'offres sont sur ce point-là, j'allais dire, voisins du premier projet qui n'a pas retenu ensuite votre assentiment, Monsieur le Maire.

Maintenant, c'est un problème de permis de construire. J'allais dire : cela commence à faire beaucoup sur ce dossier-là, malheureusement !

Donc, ce soir, nous, nous sommes dans l'état d'esprit tout simple, si je puis dire : moi, je suis toujours, avec mes collègues, pour une médiathèque sur la ville. Je n'en démordrai pas, notre ville a besoin de ce type de structure, absolument indispensable. Donc, là-dessus, vous me retrouverez toujours avec vous pour la réalisation de cette médiathèque.

Maintenant, sur le vote proprement dit de ce soir, nous considérons que la manière dont vous nous avez traités ne nous permet pas décemment d'approuver ce type de projet, surtout que, quand on regarde ce que vous proposez ce soir en termes d'utilisation de places de stationnement, entre nous, - et vous le savez très bien - très discutable, et qu'il a fallu que vous trouviez une solution de précipitation, et donc, à partir de là, j'estime que vous en portez l'entière responsabilité et l'unique responsabilité. Vous voulez déposer soit un permis modificatif soit un nouveau permis. Il vous appartient de le faire et nous, nous refuserons ce soir de participer à ce vote tout simplement, tout en sachant, et je le répète, que nous sommes pour cette médiathèque.

M. le Maire
Merci.

D'autres observations ? Monsieur Conway, oui ?
M. Conway 

N'ayant pas participé à la genèse du projet, je voulais poser une question déjà toute bête : pourquoi n'y a-t-il pas un parking sous la médiathèque ? D'autant plus qu'au conseil de quartier du 30 juin 2008, la présidente du conseil de quartier avait annoncé le fait qu'il y avait un parking souterrain sous la médiathèque. Est-ce que c'est dès le départ que le choix a été fait ? Qu'est-ce qui est intervenu là-dessus ?

M. le Maire
Madame Mangeard ? Vous voulez... ?

Mme Mangeard
(Hors micro) On a parlé de parking place de la Liberté.

M. le Maire
Répondez, Madame Mangeard, avec le micro ! Moi qui suis sourd, j'ai besoin de...

Mme Mangeard
Je n'ai pas le souvenir d'avoir parlé d'un parking sous la médiathèque, mais d'avoir évoqué le parking de la place de la Liberté, ce qui n'est pas pareil.

M. le Maire
Monsieur Convvay, vous voulez répondre à Mme Mangeard ?

M. Conway
Ce n'est pas clair.

M. le Maire 
Vous vouliez répondre à M"* Mangeard ? Parce qu'elle n'a pas dit ce que vous avez dit qu'elle vous avait dit !

M. Conway
Je voudrais avoir une réponse à ma question sur : pourquoi n'y a-t-il pas de parking à la médiathèque ? Que Mme Mangeard l'ait dit ou ne l'ait pas dit, cela ne change rien au fait. Mais, entre-temps, vous avez eu la réponse, donc vous allez pouvoir répondre !

M. le Maire
C'est assez simple! C'est assez simple, MonsieurConway. Il n'y a pas de parking sous la médiathèque parce qu'il y a une cinquantaine de places de stationnement qui vous sont présentées ce soir.

M. Conway
À l'époque, la police n'avait pas déménagé ?

M. le Maire
Quel est le rapport avec la police ? 

M. Conway
Vous prenez des places du fait que la police municipale a déménagé. 

M. le Maire
Monsieur Conway, vous confondez tout ! 

M. Conway
C'est juste pour savoir : il n'a jamais été prévu de parking sous la médiathèque ?

M. le Maire
Non, jamais. 

M. Conway
Et vous avez prévu ces places de stationnement ? 

M. le Maire
Je vous réponds. Pourquoi il n'y a pas de places sous la médiathèque ? 

C'est que, un, il y a 50 places ailleurs et on vous les présente, on vous les montre ce soir.

Deuxièmement, quand vous me dites « la police n'avait pas déménagé », il n'a échappé à personne que le déménagement de la police était prévu depuis trois ans à la date de l'automne 2008. À partir de ce moment-là, on savait que la médiathèque serait livrée largement après le départ de la police, donc je ne vois pas où est la difficulté !

M. Conway
D'accord. Je vais vous préciser les choses. Dans les 50 places de stationnement, il y en a 25 ou 20 à la place du garage municipal. Initialement, la médiathèque devait être de ce côté-là. Alors, dites-moi comment vous avez prévu les 20 places correspondantes ? 

M. le Maire
Je ne comprends pas. Je crois que vous confondez tout. Pardonnez-moi, Monsieur Conway, vous confondez tout ! 

Nous sommes propriétaires de deux terrains - je vais vous expliquer : le garage dans lequel il y a des places de parking qui sont prévues et, en face, un terrain sur lequel nous construisons la médiathèque, donc CQFD !

M. Conway
Je réexplique. 

M. le Maire
Oui, réexpliquez ! C'est vrai que c'est un peu sombre, un peu obscur.

M. Conway
Qu'est-ce qu'on dit ? Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas comprendre ! 

M. le Maire
Oui, je vous remercie. Je ne l'ai pas encore dit !

M. Conway
Alors, prouvez-le-moi ! 

M. le Maire
« Il n'y a pas plus bête que celui qui fait le bête ! Prouvez-le-moi aussi !

M. Conway
Au niveau du côté des numéros impairs de la rue de Châteaudun, il était prévu une médiathèque, la construction d'une médiathèque, et vous aviez prévu l'acquisition des terrains, et vous l'avez fait. Et donc, vous n'aviez à l'époque sur cette médiathèque pas de projet de parking ? 

M. le Maire
Si, en face. 

M. Conway
D'accord. Et en face, vous avez racheté le terrain en Conseil Municipal en 2000...

M. Billard
2003,

M. Conway
Non, non, attendez, je vais le retrouver.

M. le Maire
En face, sur le terrain sur lequel la médiathèque est actuellement en construction ?

M. Conway
Voilà, vous l'avez décidé le 13 novembre 2006 sur le bien qui était au 20, rue de Châteaudun, qui appartenait donc à M. et Mme Scittarelli., et vous étiez contraints de l'acheter au prix du marché du fait que la propriété ne pouvait pas se construire.

M. le Maire
Non, non, vous confondez. 

M. Conway
Vous avez toujours prévu de faire la médiathèque de l'autre côté ? 

M. le Maire
Vous confondez. Vous confondez !

Quand la médiathèque était prévue du côté du garage, nous avions prévu de faire le parking en face, sur un terrain qui nous appartenait. Le terrain dont vous parlez, il est tout petit, Scittarelli. Le très grand terrain sur lequel nous construisons la médiathèque, actuellement, nous appartient depuis plusieurs décennies. Nous n'avons pas acheté la majorité du terrain sur lequel la médiathèque est en train d'être construite. Donc, c'est là que devaient avoir lieu les places de stationnement.

M. Conway
D'accord. Et donc, pourquoi vous n'avez pas prévu un parking souterrain sous la médiathèque ?

M. le Maire
Parce que, justement, on mettait les places de stationnement en face. 

M. Conway
On reviendra là-dessus après, sur le côté bricolage. Je suis tout à fait d'accord avec Christophe Macé là-dessus, donc je reviendrai dessus. 

Le deuxième point sur lequel je voulais intervenir, c'est sur le problème du permis de construire, sur lequel, vous l'avez souligné, il y avait notamment le point soulevé du stationnement mais pas seulement. Toujours est-il que la décision du Tribunal Administratif statue l'urgence sur ce point.

La première chose, c'est qu'une commune ne peut pas ne pas respecter ses propres règles et, en l'occurrence, le respect du plan local d'urbanisme, et notamment dans son article 12, dans lequel « lors de toute opération de construction neuve, dans le volume de construction, des aires de stationnement peuvent être réalisées à rez-de-chaussée, en sous-sol et en surface. »

Et sur la médiathèque, « le nombre de places doit permettre d'assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux besoins de l'immeuble à construire. »

Le fait que déjà le permis de conduire n'ait pas été déposé en respect du plan local d'urbanisme est déjà une faute en tant que telle.

La deuxième chose, c'est sur le respect des décisions de justice. Vous le signalez d'ailleurs dans la convocation : que vous avez reçu la décision du Tribunal, qui est en date du 22 janvier... vous l'avez reçue le 2 février. Or, aujourd'hui, les travaux se sont poursuivis, encore aujourd'hui, et jusqu'à tard le soir, exposant d'ailleurs les ouvriers, je pense, à des conditions qui sont dangereuses du point de vue conditions de travail.

Je voudrais vous confirmer aujourd'hui que ce qui se passe là n'est vraiment absolument pas neutre, très engageant et très grave.

Et je voudrais vous confirmer que la continuation des travaux de permis, en dépit de la suspension par décision de justice de celui-ci, constitue bien une infraction pénale sanctionnée par les articles L83 et L84du Code de l'urbanisme et susceptible d'exposer son auteur, y compris s'il s'agit d'une personne morale de droit public, à une lourde peine d'amende. Le PV d'infraction peut être dressé par des officiers de police judiciaire mais également par les fonctionnaires assermentés de la DDE. Une commune ne peut pas ne pas respecter la loi et engager la responsabilité financière et pénale du Conseil Municipal dans son ensemble et des Garennois.

Donc, tout à l'heure, je voterai contre. Et je tiens à ce qu'il soit expressément mentionné que je me dissocie de la décision de la Municipalité d'avoir poursuivi les travaux, malgré la réception de la décision du Tribunal Administratif.

M. le Maire
Merci. Dois-je considérer, Monsieur Conway, que vous considérez que le Maire ou Philippe Juvin ou la commune sont en train de commettre un fait pénal ?

M. Conway
Tout à fait, je le confirme.

M. le Maire
C'est d'une extrême gravité, ce que vous dites.

M. Conway
C'est pourquoi je le dis.

M. le Maire
C'est pour cela que vous devriez peser les mots avant de les prononcer !

sommes en train de mettre en sécurité le chantier. L'avocat de la partie adverse a été prévenu de cette nécessité-là et nous sommes en train de mettre en sécurité un chantier.

Donc, je vous repose la question : m'accusez-vous d'une infraction pénale ?

M. Conway
Vous avez prévenu l'avocat de la partie adverse quand ?

M. le Maire
Non, non, non !

M. Conway
Non, non, non, soyons précis ! Parce que je n'ai pas cette information-là.

M. le Maire
Attendez, c'est assez simple...

M. Conway
C'est une réponse binaire ! (Rires.)

 M. le Maire
C'est assez simple, Monsieur Conway.

Vous êtes conseiller municipal. Je suis maire de la commune. Si vous m'accusez d'une infraction pénale, c'est une accusation d'une extrême gravité ! Et je vous donne une occasion nouvelle de confirmer que vous êtes en train de m'accuser d'une infraction pénale.

M. Conway
Quand avez-vous prévenu la partie adverse ?

M. le Maire
Répondez ! Est-ce bien cela ?

M. Conway
Si le Tribunal juge que votre décision de mise en sécurité est légitime, ce ne sera pas pénal. Mais l'avez-vous fait ? Et quand ?

M. le Maire
L'ordre de service a été transmis vendredi dernier aux entreprises. Ils ont besoin de cinq journées à réception de l'ordre de service pour prendre les mesures adéquates.

Donc, je vous demande, Monsieur Conway, si vous corrigez l'accusation d'une très grande gravité que vous avez proférée devant le Conseil Municipal, en accusant le Maire de La Garenne-Colombes d'une infraction pénale.

M. Conway
Je le confirme parce que, vendredi dernier, on était le 6 février, soit quatre jours après que vous ayez reçu l'avis, le 2.

M. le Maire
Monsieur Conway - je ne sais pas si les dates sont vraies, je les vérifierai - est très au courant... très au courant !... de la procédure qui implique un tiers contre la Ville ! C'est assez intéressant !

Monsieur Hervo, vous vouliez la parole ?

M. Conway
Non, je voudrais d'abord répondre aux sources des dates très précises.

Le 2 février, c'est marqué sur la note de synthèse... Si vous pouvez descendre un peu la projection. Pardon, remonter le texte, voilà !

C'est la première ligne qui est visible : « par ordonnance reçue le 2 février 2009, le Tribunal Administratif de Versailles a suspendu l'exécution de cet arrêté. » Donc par ordonnance reçue le 2 février. Donc, ce n'est pas moi qui le dis, c'est vous.

C'est vous, à l'instant, qui avez dit que l'ordre de service a été donné le vendredi.

Vous pouvez, après, sous-entendre des choses tout à fait déplacées,...

M. le Maire
A savoir ?

M. Conway
... comme vous étonnant que je sois particulièrement au courant. Je suis particulièrement concerné par tout ce qui touche à des Garennois, effectivement.

M. le Maire
Absolument. Ètes-vous concerné par le fait que... 

Je crois que des négociations ont eu lieu, Monsieur Hervo ? Je parle sous votre contrôle.

Et la partie adverse a envisagé de retirer son recours contre un certain nombre de conditions. Rappelez-moi, Monsieur Hervo ?

M. Hervo
Absolument.

M. le Maire
Pour que chacun sache la pureté de la demande des uns et des autres.

M. Hervo
Je note que M. Conway semble se réjouir de ce que la Ville, dans cette affaire, soit l'objet d'une sorte de chantage et que, donc, les intérêts des Garennois et des contribuables garennois soient entre les mains de gens dont les intentions ne sont certainement pas aussi avouables qu'elles peuvent en avoir l'air.

Je lirai, dans un abondant échange de courriers, de mails, ayant précédé l'instance en référé de la famille Dubois, je ne lirai qu'une phrase qui me paraît caractéristique. Je la trouve.

M. le Maire
Non, vous la cherchez !

M. Hervo
Non, je ne la cherche pas, non, mais je l' ai trouvée.

La famille Dubois, par l'intermédiaire de son médiateur, écrivait... nous a écrit : « Afin de pouvoir clore amiablement ce dossier - ce dossier du recours puisque nous étions à l'époque au recours au fond -, je pense qu 'il serait équitable, compte tenu des pertes et nuisances subies par la famille Dubois, que la Mairie s'engage formellement - la Mairie, on ne sait pas qui c'est ! Le Maire, sans doute ! - à donner son accord et appui total à la levée du PLU et qu 'en outre, un bien immobilier, terrain ou autre, soit cédé à titre gratuit à la famille Dubois. »

Je laisse chacun penser ce qu'il veut de cette demande.

M. le Maire
Bien, je crois que chacun a compris. Les villes sont souvent l'objet de recours contre les permis de construire. Les villes et d'autres d'ailleurs ! Et souvent, dans la discussion, une fois qu'on a creusé un peu la pureté des intentions, on s'aperçoit que, derrière, on demande... comment dit-on     des biens immobiliers ?

M. Hervo
Ou autre ! 

M. le Maire
Ou autre ! Chacun appréciera à sa juste valeur le « ou autre » ! Monsieur Macé ?

M. Conway
Attendez ! Juste un point de détail ?

M. le Maire
Oui, M. Macé puis M. Conway.

M. Macé
Sur ce que vous nous avez indiqué sur la sécurisation du chantier, pour être très précis, donc, vous nous avez dit : « C'est un chantier qui nécessite cinq jours d'intervention de société. » Ok. Et donc vous nous avez dit, si j'ai bien compris, d'un lundi à vendredi, pour qu' il y ait les cinq jours.

On parle de quelles dates ? C'est-à-dire à partir du lundi, aujourd'hui, jusqu'à vendredi 13 ? Est-ce que c'est bien cela dans le calendrier que vous nous avez annoncé ?

M. le Maire
Oui, c' est cela. 

M. Macé
D'accord, je vous remercie.

M. Hervo
C'était la mise en sécurité du chantier. 

M. le Maire
Monsieur Conway ? 

M. Conway
Je trouve absolument scandaleuse la manière dont vous abordez ce dossier ! 

Hier, c'était sous prétexte qu'un propriétaire était à Dubaï que vous insinuiez qu'il n'était pas conciliant et autre. Aujourd'hui, vous amenez et vous extrayez un dossier dont personne n'a connaissance. Vous pouvez faire lire ce que vous voulez, vous pouvez extraire la phrase, moi, ce que je sais, c' est que, a priori, ce sont des gens de bonne volonté. (Rires.)

M. le Maire
Oui, le mot « volonté » est bien choisi ! 

M. Conway
Il me semble, Monsieur le Maire, que vous avez choisi Jean Jerphanion parce que vous croyiez aux hommes de bonne volonté ?

M. le Maire
Ah oui ! J'y crois... malgré cela !

M. Conway
Ce que je voudrais dire, c'est que, de la même manière qu'une commune ne peut s'affranchir des règles d'urbanisme qu'elle a elle-même édictées, de la même manière qu'elle ne peut pas ne pas respecter la loi, de la même manière, elle ne peut reprocher aux porteurs d'un recours de faire valoir leurs droits. Le Tribunal Administratif est une instance juridictionnelle tout à fait légitime. Si le recours a été jugé positif en termes d'urgence, c'est qu'il y a une décision qui est légitime a priori.

M. le Maire
C'est vrai, personne ne le conteste. 

M. Conway
Personne ne le conteste, sauf que vous sous-entendez que c'est pour d'autres motifs. 

M. le Maire
Non, je ne sous-entends pas, nous avons lu une phrase ! 

M. Conway
Oui, vous avez lu une phrase sur un dossier dont on ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants et c'est un peu facile !

La deuxième chose, sur le fond, c'est que la problématique ici illustre la pertinence de notre diagnostic pour les municipales... que nous avions fait à l'occasion des municipales. 

À savoir, la première, c'est une absence de vision coordonnée et partagée. Je rappellerais à ce sujet-là notre demande sur le plan pluriannuel d'investissement, qui n'est toujours pas initié du point de vue dialogue, d'échange, pour échelonner les investissements, voire les interférences qu'ils ont les uns avec les autres, et cela, malgré les différents engagements qui étaient pris. Donc, on a la médiathèque, on a le parking et on découvre que la médiathèque conditionne également la nécessité d'un parking. Et on a une rue Voltaire semi-piétonne qui déboule là-dedans sans qu'on comprenne la logique.

Le résultat de ce dossier qui a été mené, c'est un immeuble vide et un restaurant typique, La belle époque, qui a disparu.

Les besoins... je rappelle que j'avais demandé : « Quelle étude de dossier a été faite exactement, concrètement ? » Il n'y a pas eu d' étude.

Et, sur le coût de fonctionnement, on n'a toujours pas d'indication sur le nombre de personnes effectivement qui vont employer le coût de fonctionnement.

Et donc, pour nous, c'est également... c'est une localisation dommageable pour la préservation de la qualité de vie à La Garenne-Colombes parce que c'est éloigné d'un axe de circulation et cet environnement qui est autour, qui est un environnement de pavillons et de petits immeubles collectifs, ce qui passe là traduit à l'évidence que la médiathèque est implantée à un endroit où il est difficile de se garer, au niveau d'implanter cet équipement.

Le troisième, c'est que nous rappelons que nous reprochions aussi une approche « village gaulois », puisque nous, nous préconisions qu'il y ait un cofinancement avec Bois-Colombes, par exemple. Cela aurait réparti la charge, les risques et potentialiserait les expertises.

M. le Maire
Merci, Monsieur Conway. 

M. Conway
Aujourd'hui... 

M. le Maire
Pardon ! Allez-y ! Je croyais que vous aviez terminé votre monologue. 

M. Conway
Aujourd'hui, vous nous proposez 50 places de parking. Quand j'ai reçu le document complémentaire, qui a été porté en urgence le lendemain, j'ai cru qu'il m'était proposé une variante du « jeu du détective », avec comme titre : comment trouver ma place de parking spéciale médiathèque !

Évidemment, là-dedans, si on projetait le plan, on verrait que, naturellement, quelqu'un qui va se rendre à la médiathèque, a priori va se rendre à la médiathèque et tenter de se garer en face de la médiathèque. Et puis, à ce moment-là.

Au passage, on suppose que tout est OK, du point de vue réglementaire, question amiante, huiles, etc. Passons ! 

À ce moment-là, c'est là que le jeu commence. Si le parking est plein, où va-t-on ? Alors, on est obligé de continuer la rue jusqu'à Alsace-Lorraine, qui est en sens unique. On est obligé d'aller rue Médéric, qui est en sens unique, on est obligé de tourner à droite, et on va se pointer au 53, rue Sartoris, dans laquelle une partie du parking est en sens interdit.

Donc, c' est du grand bricolage avec, en sus, la poursuite des travaux, malgré la décision du Tribunal Administratif. Moi, je dis, et c'est ce que je pense : vous entraînez les Garennois sur une pente bien glissante. Et là, vous êtes en train de vous obstiner sur quelque chose où il y a vraiment besoin d'associer tout le monde.

M. le Maire
Merci, Monsieur Conway, pour cette intervention qui, évidemment, a apporté des solutions ! Je vous propose donc de passer au vote. (M. Macé lève la main.)

Monsieur Macé, c'est bon ! Chacun a pris... Ou très court, comme d'habitude ! Allez-y, je vous en prie ! Enfin, pas court, synthétique comme d'habitude !

M. Macé
Je vous en remercie. 

Ce que je voudrais savoir : vous nous avez indiqué que, dans le permis de construire déposé, il était déjà prévu ces places de stationnement. Comment se fait-il que, dans un des considérants - je vais être très précis pour ne pas me tromper - de l'ordonnance du 22 janvier 2009 du Tribunal Administratif de Versailles, il soit indiqué, dans ces conditions-là : « sans qu'ait été prévue la création d'aires de stationnement. » Cela veut dire que le dossier était-il incomplet et que vous aviez oublié de mettre ce plan ? Où d'ailleurs, on peut s'interroger, parce que je crois qu'il est intéressant.

Dommage que le public ne peut pas voir !

Les cinq places existantes pour le personnel médiathèque Avenue Foch.

Pour habiter pas très loin de cet emplacement-là, c'est vrai que les cinq places que vous prévoyez, c'est un peu difficile parce qu'il y a, pour deux places, deux fois deux voitures et je ne sais pas comment les premières voitures vont pouvoir sortir ! À moins d'avoir, je ne sais pas, une petite Smart ! En tout cas, a priori, cela me paraît compliqué.

Est-ce que le dossier déposé en avril 2008 comportait effectivement des places de stationnement, très clairement affichées dans le dossier, ou ce n' était pas le cas ?

Parce que vous aviez l'air de dire que ce plan-là existait déjà dans le dépôt du permis de construire, ce que le Tribunal Administratif, en tout cas, n'a pas l'air de nous dire. Parce que je pense que les juges, qui sont, jusqu'à nouvel ordre, des gens très sérieux, l' auraient certainement remarqué, j' imagine !

M. le Maire
Monsieur Macé, rappelez-moi ! Je crois que vous avez été membre du jury de la médiathèque ! Je crois même que vous avez, dans cette assemblée, voté pour le permis de construire !

Est-ce que vous avez souvenir que, dans le permis de construire, il y avait ces places de stationnement ?

M. Macé
Personnellement, non. 

M. le Maire
Eh bien, voilà ! Vous avez la réponse. 

M. Macé
Cela veut dire qu'elles n'existaient pas à l'époque. 

M. le Maire
C'est pour cela que nous les créons ce soir. 

M. Macé
Quand vous avez dit tout à l'heure... 

M. le Maire
Vous vous souvenez, quand vous avez voté, vous ? 

M. Macé
... que c'était déposé lors du permis de construire, ce n'était donc pas le cas. 

M. le Maire
Je n' ai pas dit cela, Monsieur Macé.

Mais, vous, quand vous avez voté pour le permis de construire en 2008, la question du parking vous a-t-elle effleuré ? 

M. Macé
Non, non ! Mais attendez... ! 

M. le Maire
Ah ! D' accord, je vous remercie. 

M. Macé
... moi, j'assume mes choix. Je n'ai pas de souci ! Mais jusqu'à nouvel ordre, si maintenant il faut aussi contrôler l'ensemble des documents que vous déposez, il faut nous prévenir ! C'est-à-dire qu'on ne peut même pas avoir un minimum confiance dans ce que vous nous indiquez ! Il faut le dire ! C'est peut-être un changement de règle ! Pourquoi pas ?

M. le Maire
Monsieur Macé, arrêtez ! Vous avez voté pour le permis de construire en connaissance de cause. Vous étiez membre du jury, vous avez vu tous les plans, tous les architectes et vous avez voté ici. Alors, ne me dites pas que vous n'étiez pas au courant ! Ou alors, vous votez pour des choses sans les connaître.

M. Macé
Je rappelle que j'assume totalement mes votes. Et je vous l'ai déjà indiqué. Donc, là-dessus, vous ne me prendrez pas en défaut.

M. le Maire
Eh bien, assumez jusqu'au bout !

M. Macé
Je n' ai pas de problème avec cela.

M. le Maire
Très bien. Donc, vous étiez au courant et vous n'avez pas... Je n'ai pas le souvenir que, ici, dans cette salle, vous ayez dit qu'il fallait un parking souterrain sous la médiathèque. Enfin, je n'ai pas souvenir. Mais on regardera probablement. 

Bien, on va passer au vote. Donc, premier vote sur le PC modificatif.

Qui est contre ? 1. Qui s'abstient ? Qui est pour ? Je vous remercie.

30 voix pour :   M. JUVIN, Mme LABROUSSE, M. HERVO, Mme ROUSSILLON, M. PERREE, Mme MARGARIA, M. HOUTART, Mme JUVIN-MARLEIX, M. DEBOUTRAY, MmeRAIMBAULT, MM. DUBOIS, CHAILLET, MmeMANGEARD, M. DRANSART, Mme VAUSSOUE, MM. BUTET, POUILLY, Mme LIORET, M. PINTA, Mmes de BELLABRE, THIMEL, VINGERING, FOMMARTY, GAILLABAUD, M. CITERNE, MmeKALFON, MM. GRAUX, BALLIN, BARRAQUAND, Mlle HABERAH.

1 voix contre :  M. CONWAY

M. BILLARD, Mme BAVCEVIC, M. MACE, Mlle NATUREL ne prennent pas part au vote.

C'est courageux : 4 qui ne participent pas au vote.

Sur le deuxième, c'est le PC non modificatif mais le PC nouveau, deuxième étape éventuellement. Qui s'abstient ? Qui est contre ? 1. Ne participe pas au vote ? J'imagine : 4. Qui est pour ? Je vous remercie. 

35 voix pour :   M. JUVIN, Mme LABROUSSE, M. HERVO, Mme ROUSSILLON, M. PERREE, Mme MARGARIA, M. HOUTART, Mme JUVIN-MARLEIX, M. DE BOUTRAY, Mme RAIMBAULT, MM. DUBOIS, CHAILLET, Mme MANGEARD, M. DRANSART, Mme VAUSSOUE, MM. BUTET, POUILLY, Mme LIORET, M. PINTA, Mmes de BELLABRE, THIMEL, VINGERING, FOMMARTY, GAILLABAUD, M. CITERNE, Mme KALFON, MM. GRAUX, BALLIN, BARRAQUAND, Mlle HABERAH, M. BILLARD, Mme BAVCEVIC, M. MACE, Mlle NATUREL, M. CONWAY

06/02/2009

Les travaux de la médiathèque suspendus: le Conseil Municipal réuni en urgence

Un conseil municipal extraordinaire, convoqué en urgence se tiendra le 10 février à ce sujet.

L’ordre du jour est le suivant :

  • Approbation du procès-verbal de la séance du Conseil du 28 janvier 2009,
  • Marché de réservation de places de multi-accueil collectif d’enfants âgés de dix semaines à quatre ans dans le quartier centre sud de la ville,
  • Autorisation de dépôt de permis modificatif au permis de construire de la médiathèque délivré le 16 avril 2008,
  • Autorisation de dépot d’un nouveau permis de construire pour les travaux de réalisation de la médiathèque sise 20/22 rue de Châteaudun,
  • Adhésion au syndicat mixte ouvert « Autolib »
  • Décisions du maire,
  • Questions orales.

Les travaux de la future médiathèque située place de la Liberté sont actuellement suspendus par un arrêté du tribunal administratif de Versailles suite à un problème de permis de construire qui aurait du prévoir la création d’aires de stationnement correspondant aux besoins de l’édifice.

Un conseil municipal extraordinaire, est convoqué en urgence il se tiendra mardi 10 février à ce sujet.

23/01/2009

Parking souterrain Place de la liberté : un projet incohérent… et un débat éludé. (la Garenne de toutes nos forces)

A la lecture du dernier Bulletin Municipal, un Garennois qui était dans le public lors du Conseil municipal où la question du parking était à l’ordre du jour, a tenu à faire partager son ressenti à la suite des débats. Instructif !

Une connaissance proche du MoDem Garennois m’avait proposé de venir au Conseil municipal  (NDLR : le 4 novembre) car il était question du projet de parking souterrain sous la Place de la Liberté. Etant habitant de ce quartier et me sentant concerné par son devenir, j’ai donc pris le temps de m’y rendre.Moi qui pensais et même étais persuadé que ma ville était gérée avant tout dans l’intérêt de ses habitants, je dois vous avouer que ce Conseil municipal a été pour moi un choc.Voici donc en quelques lignes la façon dont le projet de parking a été traitée par les différents intervenants.Le projet présenté par la municipalité…Notre maire,  Philippe Juvin, a dressé les contours du projet  en insistant sur la nécessité de dynamiser le commerce en centre ville, et d’offrir des places de stationnement aux clients se rendant dans les boutiques de la rue Voltaire et du centre.

Il a également mis en avant la nécessité de régler  le problème de stationnement à la Garenne et particulièrement en centre ville, qui, selon lui, est devenu crucial.

Si sur le premier point j’étais plutôt en accord avec lui, sur le second je dois avouer que je m’interrogeais tout de même. Habitant le quartier centre, je n’avais pas remarqué d’extrêmes difficultés à trouver de la place. Rien à voir avec Courbevoie ou  Levallois par exemple, même s’il existe bien sûr quelques problèmes ponctuels.  Mon expérience du stationnement sur le centre me paraissait assez éloignée de la situation catastrophique dépeinte par le maire. 

Je me disais « il exagère un peu » car les problèmes de stationnement se manifestent uniquement les samedis et encore plutôt les premiers samedis du mois, la crise se faisant sentir…

Mais Monsieur Juvin avait l’air sûr de son fait et il n’hésitait pas à mettre en avant plusieurs études toutes plus complexes les unes que les autres, certaines allant même jusqu’à proposer une estimation de dimensionnement pour le parking.

Notre maire affirmait qu’il n’était pas expert en la matière et que de toute façon, il s’en remettait à des études menées par des professionnels pour prendre ses décisions.

Ensuite nous avons eu droit à une présentation d’une personne des services techniques (NDLR : il s’agit de Monsieur Hervo, Maire-Adjoint ) qui nous a expliqué le détail des travaux. Apparemment cela allait être assez long (3 ans) et plutôt complexe du fait de l’implantation de l’église. Le coût de 18 millions d’euros a également été évoqué, le rapporteur insistant aussitôt sur le fait que ce ne serait pas à la charge de la commune mais d’une entreprise privée.

Etant dans les affaires, je me disais que par les temps qui courent, une entreprise qui acceptera de prendre un tel risque ne le fera pas à l’aveugle et exigera forcement des contreparties. En effet, vu la lourdeur des investissements, puis celle des coûts d’exploitation, il faut un chiffre d’affaires élevé et constant pour parvenir au point d’équilibre. En d’autres termes, cela signifie que pour rendre l’opération économiquement viable, il faudra moduler soit le prix de la place soit le nombre de candidats au stationnement souterrain, soit les 2. Encore une fois, je ne suis pas expert, il s’agissait juste d’une intuition sur le fait que le stationnement dans les rues de La Garenne risquait de devoir devenir rapidement payant, afin d’inciter les usagers à aller dans le parking souterrain.

La personne en charge de la présentation du dossier a d’ailleurs plus ou moins habilement et implicitement annoncé la couleur sur le sort du stationnement dans les rues qui allait devenir payant.

De par mon expérience, je peux dire que ce genre de montage est généralement dans l’intérêt de l’entreprise concessionnaire. En effet, lorsque tout va bien et qu’elle engrange des bénéfices, ceux-ci sont bien sûr privatisés et ne profitent qu’aux actionnaires. Par contre, lorsque cela va mal et que l’équilibre financier n’est plus au rendez-vous, on demande à la commune de mettre la main à la poche. Les solutions sont diverses : renégociation du contrat, demande d’augmentation des tarifs, mise en stationnement payant de nouveaux secteurs de stationnement…

Je ne sais pas pour vous, mais cela me fait furieusement penser au problème que rencontrent les banques actuellement à savoir : privatisation des gains et mutualisation des pertes.

A ce stade, je dois dire que j’étais assez partagé sur ce parking qui bien sûr répondait à un besoin réel, mais qui en contrepartie allait créer des nuisance importantes : délocalisation d’une partie du marché durant la durée des travaux (3 ans), ballet incessant de voitures dans un quartier paisible où de nombreux gamins viennent jouer.

La position du MoDem

C’est alors que le conseiller municipal du MoDem a pris la parole et voici en résumé sa pensée :

Selon lui, toutes les études qu’il a eu à sa disposition montrent qu’il n’y a pas de besoin impérieux de parking sur la Place de la Liberté et qu’en revanche de l’autre coté du Boulevard de la République et aussi sur le quartier des Vallées, il y a là un véritable problème de stationnement. Je dois dire que j’ai été impressionné par la précision dont M Conway a fait preuve dans ses propos, en n’hésitant pas à donner les numéros des pages des rapports venant étayer son argumentation.

Je serai incapable de citer l’ensemble de son intervention de mémoire car elle était assez technique, mais l’idée maîtresse était que le parking Place de la Liberté n’avait aucune légitimité technique. Au contraire, sa création allait entraîner la disparition du stationnement gratuit dans les rues du centre ( afin de rentabiliser le coût de construction et d’exploitation d’un tel équipement ), sans compter le risque de voir la fréquentation du marché diminuer durant la phase de construction.

 M. Conway a suggéré des emplacements alternatifs possibles : la Place du Souvenir Français,  ou le square de la mairie qui ont pour avantage d’être en plein centre et ouverts sur un grand axe. Il a remarqué qu’aucune étude de faisabilité n’a été conduite sur ces endroits.

En conclusion, M Conway a demandé que l’on prenne le temps de la réflexion et que l’on fasse une étude sur l’emplacement le plus approprié pour construire le futur parking ce qui me paraissait à la fois pertinent et prudent.

Suspension de séance et reprise de la parole par Philippe Juvin… :

J’attendais alors des réponses claires, argumentées et précises par rapport aux propos et interrogations du conseiller Municipal MoDem qui, je dois l’avouer, m’avaient plutôt troublé.

En effet, en tant que citoyen, contribuable et usager, je pense que lorsque l’on donne sa confiance à un responsable politique, on est en droit d’espérer que ses décisions se prennent  sans a priori, de manière éclairée et après avoir étudié toutes les options possibles.

Pour ce qui est des réponses claires, argumentés et précises, je dois dire que malheureusement, j’ai été plus que déçu. En effet j’ai vu Monsieur Juvin expliquer calmement que les études valaient ce qu’elles valaient mais que c’était lui décidait et que pour lui le parking c’était sous l’église et qu’il n’avait pas l’intention de le faire ailleurs. Je n’en croyais pas mes oreilles : c’était bien le même homme qui 1/2h auparavant disait qu’il n’y connaissait rien et qu’il s’en remettait aux études menées par des experts.

La prise de parole de P Juvin a bien duré 20mn, mais je n’y ai trouvé aucune argumentation sérieuse, aucune réponse claire à des interrogations légitimes et surtout aucune volonté de creuser la question sur les solutions alternatives qui me paraissaient pourtant dignes d’intérêt.

Le vote…

Ensuite j’ai vu l’ensemble des conseillers municipaux de la majorité,  qui, sans avoir posé la moindre question s’exécuter et voter comme un seul homme pour  la proposition de Philippe Juvin. Je dois dire qu’à ce moment là, je suis tombé à la renverse, en me disant que si nos élites sur un plan national agissent bien de la même façon, il n’est pas étonnant que nous en soyons où nous en sommes et que le pire était vraisemblablement devant nous.

Voici pour ma petite expérience et mon appréciation en ce qui concerne le traitement d’une question importante pour la ville. Mon approche est forcement subjective et j’en suis bien conscient. Je ne cherche à convaincre personne. Je préférerai même que ce soit moi qui me trompe et que ma perception soit fausse, tellement ce que j’ai vu et entendu m’est apparu comme à la fois grotesque et dénué de tout fondement. Surtout, j’ai été choqué par cette façon de procéder, qui consiste à repousser toute interrogation fondée par une pirouette, et à affirmer des choses en occultant certaines données importantes. C’est dangereux pour la commune à moyen terme.

Si vous pensez que je me fais des idées, je vous invite à vous procurer le Journal Officiel de La Garenne ( NDLR : vous le trouverez en suivant ce lien http://file.modem-lgc.com/jo/la-garenne-colombes-64.pdf ) afin de bien comprendre les enjeux et engagements lié à ce projet de parking et également prendre connaissance des échanges verbaux qui ont eu lieu lors de cette séance de conseil municipal afin de vous faire vous-même votre opinion.

Et mesurez alors l’écart qui existe entre ce qui a été dit et ce qu’en dit le journal « d’information » municipal…

Source : La Garenne de toutes nos forces

 
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